Amaïs – Divines Dunes

Quel est ton nom et/ou nom d’artiste ou les deux?

Amaïs.

Ton job ?

Professeure de danse et secrétaire de direction.

Depuis quel âge pratiques-tu la danse ?

J’ai toujours dansé depuis toute petite … mais pour moi, pour exulter. Et il m’a fallu beaucoup de temps, à cause de « raisons de vie » avant de m’autoriser à me lancer vraiment dans la danse. Et, en fait, j’ai commencé réellement à prendre des cours de danse lorsque j’avais 35 ans.

Quelles danses pratiques-tu actuellement ?

Danse orientale, danse orientale fusion, et un peu de tribal fusion.

Tu as pratiqué d’autres danses avant ?

Un peu de salsa.

Comment es-tu arrivé.e à la danse tribale ?

J’ai commencé par prendre des cours de « sharqi ». Puis, parallèlement à ces cours réguliers, j’ai souhaité apprendre différents styles (baladi, shaabi, …) et j’ai suivi beaucoup de stages de nombreuses danseuses de renommée (Leïla Haddad, Kamellia, Diana Tarckan, Wendy Buonaventura, Jillina, …). 

J’ai aussi voulu mes former aux accessoires comme le voile, la canne, le veil poï, les fan veils, les ailes d’Isis, les sagattes). Et j’ai surtout suivi pendant une dizaine d’années, une formation auprès de May Kazan, que je considère comme une grande dame et qui m’a appris à être « moi » dans la danse au travers de son enseignement (danses traditionnelles et contemporaines, expression du corps entre Orient et Occident, corps-espace-temps, archétypes).

Toutefois, même si je pratiquais la danse orientale avec beaucoup de passion et de plaisir, j’appréciais de moins en moins de danser sur des mouvements très codifiés, dans des styles très codifiés, et sur des musiques dites orientales. J’avais envie de danser sur des musiques qui soient aussi bien orientales qu’occidentales (sur du rock, du classique, du tahitien, de la variété, …) enfin sur des musiques qui me faisaient vibrer et qui me donnaient envie de chorégraphier et d’exprimer ce qui sortait de mes « tripes ».

J’ai donc créé il y a presque dix ans « Divines Dunes » pour être libre de développer ma façon de voir et de pratiquer la danse orientale en dehors des clichés répandus sur ce qui est communément connu de la « danse du ventre » (je n’aime d’ailleurs pas du tout cette terminologie de « danse du ventre » car elle est très réductrice par rapport au champ évolutif de cette danse si envoutante).

Mes recherches concernant l’historique et l’évolution de la danse orientale m’ont amenée à visionner beaucoup de prestations de danseuses et j’ai découvert Rachel Brice et ce style très particulier qu’elle a développé, dans une sobriété et une maîtrise de son corps qui m’a fascinée. Je me suis alors intéressée à ce courant émergeant du tribal fusion. Ce qui me plaît dans le tribal fusion, c’est qu’il peut se pratiquer sur des musiques très variées et que ce style est très évolutif par la « fusion » qui lui est intrinsèque, mais aussi la notion de tribalité qui lui donne sa particularité.

Tu pratiques quels styles ?

Alors, je ne peux pas prétendre faire de l’ATS®, de l’ITS ou du tribal fusion si je veux être honnête.

En effet, je ne peux pas dire que je pratique l’ATS® car je ne me sers pas du « lead and follow ». Mais, j’aime beaucoup intégrer le style des costumes des danseuses d’ATS® et utiliser les sagattes dans certaines de mes chorégraphies.

Quant au tribal fusion, je l’intègre dans certaines de mes chorégraphies, notamment quand elles ont une connotation guerrière ou communautaire, pour la puissance qui se dégage des mouvements et pour le costume toujours original.

Si tu devais te donner une spécialité par rapport à cette pratique ?

Ma spécialité, c’est la fusion.

Je ne me donne pas de limites dans la fusion, que ce soient dans les musiques ou les différents styles de danse, ou dans les accessoires du moment que cela correspond à ce que je veux exprimer dans ma danse.

Tu fais partie de quelle tribu ?

Divines Dunes.

Quelles sont tes autres passions ?

La création de costumes, la peinture et le dessin, la lecture, l’écriture, le jardinage, les fleurs.

Où peut-on voir ton/votre travail ?

https://www.facebook.com/divinesdunes/

Un mot de la fin ?

Mon crédo : « Ne pas vendre son âme », c’est à dire : danser avec ce que l’on est, danser comme on a envie de danser, peu importe que cela corresponde à un style ou pas, le principal c’est de s’exprimer par la danse.

Nadir
Nadir

Quand la photo rencontre la danse tribale, les passions se mélent et donne naissance aux projets.
Après toutes ces belles images qu'elle a su m'apporter, je me suis demandé si un jour je pouvais essayer d'apporter quelques chose à cet univers en retour.
Nous verrons cela ensemble ;-)

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