Nadir

Nadir

Il y a quelques semaines arrive une question par mail.

Super me direz-vous, quelle vie palpitante.

Alors, je n’ai pas pour habitude de vouloir rédiger un article sous prétexte que je reçois un message, sauf que celui-ci me paraît important et il me paraît surtout important de compiler les réponses, pour que cela puisse être utile à d’autres.

Dans les grandes lignes, Nathalie demandait des conseils pour fonder une tribu près de chez elle, car elle aimerait éviter de grands déplacements, pour des raisons pratiques et écologiques.

En voilà une question qu’elle est bonne.

Je me propose de la poser sur un groupe français spécialisé en ATS® et les réponses ne se sont pas faites attendre.

Après avoir compilé tout cela, il me parait plus pertinent de ranger ces réponses en quatre catégories :

  1. Mise en garde : ce sont quelques points à ne pas oublier, vous devez y porter une attention particulière afin de mener votre projet dans les meilleures conditions.
  2. Ce qu’il ne faut pas hésiter à faire : vous avez l’impression d’en faire trois tonnes ? Ce n’est probablement encore pas assez.
  3. Les points à mettre en avant : Souvenez-vous le jour où vous avez découvert la danse tribale ? Vos premiers coups de foudre ?
  4. Les démarches concrètes : La création d’une tribu, c’est souvent de la paperasse également.

Alors munissez-vous de votre plus belle plume et allons-y. 

Mise en garde :

C’est long de faire connaître un style dans la région et d’amener de nouveaux élèves dans les cours (Beaucoup de monde très, très intéressés… Puis silence radio quand il faut concrétiser… Comme partout !)
Vous devez être à même de donner suffisamment d’énergie pour mener une tribu, lui donner envie d’apprendre.
S’attendre à se sentir souvent très seul.e à bosser pour un groupe sans avoir toujours de retour, et donc se poser dès le départ la question délicate : pourquoi je fais ça ? Si c’est pour avoir de la reconnaissance ou prouver quelque chose, on oublie. Si c’est vécu comme une contrainte de porter le projet, on oublie. Si on n’est pas prêt à apprendre des autres, même moins avancés, on oublie. Si on a envie de partager, donner sans attendre en retour, profiter de chaque moment, bon ou mauvais, pour apprendre et progresser comme danseur ou simplement comme humain, alors, oui, on y va.

Ne pas hésiter à :

  • Faire rêver, montrer des photos de soi ou danseuses ATS® en costumes, publier 12000 vidéos sur son mur !! En parler à ses copines SANS ARRÊT jusqu’à épuisement et qu’elles viennent découvrir !!!
  • Voir avec d’autres danseur.ses de la région lors de stages, qui est intéressé pour monter une tribu.

Points à mettre en avant :

  • Les costumes, les bijoux
  • Le langage universel
  • Le concept sisterhood aussi, toutes ensemble (enfin avec des hommes aussi parfois dans quelques trop rares tribus !)
  • Le côté danse de groupe, plus spécialement le principe de l’impro en groupe
  • Pas de chorée, danses jamais identique
  • Sa philosophie
  • Son concept en général

Les démarches :

  • Créer une association. Pas obligé, mais ça facilite la mise en route de la machine : donne une légitimité au projet (demande de subventions, demande de salle… ça simplifie beaucoup les démarches).
  • Penser aux assurances, danser entre copines c’est simple on peut le faire partout mais si on loue ou occupe un lieu public et même privé chez soi ou on donne des prestations et surtout donne des cours il faut couvrir toutes les personnes présentes et là oui souscrire à une assurance.

Nadir

Quand la photo rencontre la danse tribale, les passions se mélent et donne naissance aux projets. Après toutes ces belles images qu'elle a su m'apporter, je me suis demandé si un jour je pouvais essayer d'apporter quelques chose à cet univers en retour. Nous verrons cela ensemble ;-)

Cet article a 1 commentaire

  1. Et c’est effectivement très déprimant de n’avoir aucune sister près de chez soi et donc de très peu danser. Parce qu’il faut le dire, bon nombre de tribus invitent rarissimement celles qui sont “extérieures”.

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